Le PIMS officiel suit trois étapes : s’informer sur les risques, se préparer avec un kit et des repères, puis savoir agir face aux vigilances et alertes. En famille, complétez-le avec les contacts, besoins particuliers, rôles, deux lieux de rendez-vous et un exercice calme au moins une fois par an.
Étape 1 : identifier les risques autour du domicile
Commencez par les informations de la mairie, de la préfecture et de Géorisques lorsqu’elles sont disponibles. Retenez les événements plausibles pour votre adresse et vos déplacements habituels : inondation, feu de forêt, tempête, accident industriel ou nucléaire, coupure de réseau.
Pour chaque risque, notez le comportement principal demandé par les autorités : rejoindre un bâtiment, monter à l’étage, fermer les ouvertures, éviter une zone ou évacuer. Ne cherchez pas une règle universelle : une inondation et un rejet industriel peuvent imposer des décisions opposées.
Repérez aussi les vulnérabilités internes du logement : sortie difficile, tableau électrique, traitement médical, animal, absence de voiture ou langue mal maîtrisée. Le plan doit refléter le foyer réel.
Étape 2 : préparer le kit, les contacts et les rôles
Associez le kit 72 h au plan : eau, radio, lampe, batterie, soins, traitements, documents, vêtements et alimentation simple. Indiquez où il se trouve et qui peut le prendre sans bloquer la sortie.
Attribuez des rôles raisonnables aux adultes : écouter l’alerte, aider une personne, prendre les traitements, fermer un point précis uniquement si cela est sûr. Les enfants doivent connaître leur adresse, le lieu de rassemblement et l’adulte à suivre, sans porter une responsabilité qui ne leur appartient pas.
Écrivez les contacts sur papier et dans les téléphones. Ajoutez un proche hors zone, l’école, l’établissement de soin, l’assurance, la mairie et les services techniques utiles. Vérifiez l’accessibilité pour les personnes qui utilisent le 114 ou un mode de communication adapté.
Étape 3 : agir selon l’alerte, pas selon une habitude
Une notification FR-Alert, une sirène ou un message de la préfecture donne la conduite immédiate. Lisez ou écoutez jusqu’au bout. Le plan prépare les moyens, mais la consigne du moment décide entre confinement, éloignement et évacuation.
Si le foyer est séparé, chacun applique d’abord les règles du lieu où il se trouve. Il ne faut pas aller chercher un enfant à l’école si les autorités indiquent qu’il y est protégé. Le contact hors zone sert à échanger des nouvelles sans multiplier les déplacements.
Lors d’une évacuation, emportez le kit seulement s’il est accessible sans détour. Fermez le logement si le temps et la consigne le permettent, puis utilisez l’itinéraire indiqué. Le plan ne doit jamais ralentir une mise en sécurité urgente.
Tester le plan sans mettre le foyer en difficulté
Organisez un exercice court en journée : retrouver la radio, le kit, les clés, les médicaments et la fiche de contacts. Simulez ensuite un message de mise à l’abri ou d’évacuation sans couper réellement un appareil médical ni créer une situation dangereuse.
Mesurez ce qui ralentit : sac trop lourd, enfant qui ne connaît pas le point de rendez-vous, clé introuvable, téléphone déchargé ou document inaccessible. Corrigez le plan et non les personnes.
Révisez-le après un déménagement, une naissance, un nouveau traitement, un changement d’école ou de travail. Datez la fiche pour savoir immédiatement si elle correspond encore au foyer.
Prévoir aussi les lieux où la famille ne se trouve pas ensemble
Le plan doit couvrir les moments ordinaires : école, travail, trajet, domicile d’un proche. Notez qui récupère un enfant, qui contacte une personne isolée et où se retrouver si le domicile est inaccessible. Un point de rendez-vous unique peut devenir inutilisable ; prévoyez une alternative.
Dans un immeuble, renseignez-vous sur les sorties et les règles du bâtiment sans présumer que l’ascenseur fonctionnera. Faites connaître le plan aux personnes qui aident réellement le foyer et protégez les coordonnées personnelles sur les copies papier.
Prévoir le cas où le foyer est déjà séparé
Un plan familial doit fonctionner un jour de travail ou d’école, lorsque les personnes ne sont pas toutes au domicile. Préparez trois situations sur une feuille : rester dans le lieu où l’on se trouve, rejoindre un lieu de repli lorsque le déplacement est sûr, ou demander un relais à un proche. Pour chacune, indiquez un contact et une alternative. Ne fixez pas un rendez-vous qui impose de traverser une zone soumise à une consigne de protection.
Faites relire le plan par les adultes concernés et vérifiez les contraintes de récupération des enfants, d’accès à l’immeuble et de transport. Une personne extérieure au foyer peut être le relais d’information, mais elle doit avoir accepté ce rôle et disposer de coordonnées actualisées. Rangez une version papier accessible et une copie dans les affaires indispensables. Révisez les contacts après un changement d’école, de travail ou de domicile.
- Scénario à domicile
- Scénario au travail ou à l’école
- Contact relais ayant accepté son rôle
- Alternative si le premier lieu est inaccessible
Continuer avec le guide associé
Préparer une fiche d’adresse qui fonctionne hors réseau
Inscrivez les éléments de localisation que chaque occupant sait lire : commune, rue, bâtiment, étage et point d’accès. Convenez de la manière de transmettre ces informations avec les proches. Gardez les codes d’accès dans un support privé et ne testez jamais le plan en appelant un numéro d’urgence.
Votre point de départ pour le kit 72 heures
Le repère officiel est de 6 litres d’eau en bouteilles par personne pour le kit. Il sert de base de préparation ; chaleur, santé et autres usages peuvent demander davantage. Le sac de départ doit rester transportable.
Indiquez un entier de 1 à 50. Ce calcul n’inclut pas l’eau des animaux, la cuisine ou l’hygiène.
Repère de départ : 6 litres d’eau en bouteilles pour 1 personne, sur 72 heures.
0 contrôle effectué sur 8.
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Source : kit d’urgence de la Sécurité civile · Entretenir et tester le kit
Les données utiles en un coup d’œil
Des ordres de grandeur et contrôles simples à adapter à votre situation. Les consignes locales restent toujours prioritaires.
Étapes officielles
S’informer, se préparer et agir.
Points de rendez-vous
Un proche et un hors quartier, adaptés aux consignes.
Exercice familial
Court, calme et sans mise en danger.
Contrôle rapide avant d’en avoir besoin
- Identifier les risques de l’adresse
- Imprimer les contacts et les consignes
- Relier le plan au kit 72 h
- Attribuer les rôles essentiels
- Tester puis dater la dernière révision
Quelle priorité selon la situation ?
| Situation | Priorité | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Foyer séparé | Appliquer la consigne de chaque lieu puis contacter le relais | Un déplacement pour se réunir peut être dangereux. |
| Domicile inaccessible | Utiliser un lieu de repli préalablement convenu | Vérifier que ce lieu reste hors du secteur exposé. |
Adapter les données à chaque situation
Une même liste ne convient pas à tout le monde. Ces profils indiquent le point à vérifier en priorité.
Enfants
Adresse, adulte référent, point de rassemblement et conduite à l’école.
Personne fragile
Traitements, aide au déplacement, moyen de communication et solution de repli.
Famille recomposée
Contacts et lieux compatibles avec plusieurs domiciles, écoles et trajets.
Situations et parcours conseillés
Télécharger le PIMS
Utiliser le document officiel comme base du plan familial.
Approfondir : Télécharger le PIMSPréparer le kit
Relier chaque décision aux objets réellement nécessaires.
Approfondir : Préparer le kitOrganiser les alertes
Tester radio, téléphone, contacts et points de rendez-vous.
Approfondir : Organiser les alertesFAQ PIMS · Organisation familiale
Réponses rapides pour comparer les usages, les limites et les priorités de protection.
Quelle différence entre PIMS et kit 72 h ?
Le PIMS organise les risques, décisions et contacts. Le kit rassemble les objets utiles pour appliquer ce plan.
Les enfants doivent-ils connaître tout le plan ?
Ils doivent connaître des repères simples adaptés à leur âge, sans recevoir la responsabilité de gérer la crise.
Faut-il prévoir une évacuation pour chaque risque ?
Non. Certains risques imposent d’abord la mise à l’abri. Le plan prépare les deux options et l’alerte indique laquelle appliquer.
À quelle fréquence réviser le plan ?
Au moins une fois par an et après tout changement important du foyer, du logement ou des traitements.
Où conserver le PIMS ?
Dans un endroit connu et accessible, avec une copie numérique et les éléments essentiels du kit.
Que faire si les membres du foyer sont séparés au moment de l’alerte ?
Appliquez d’abord les consignes du lieu où chacun se trouve, puis utilisez les contacts et points de rendez-vous préparés lorsque le déplacement est sûr.
Peut-on utiliser le même lieu de repli pour tous les risques ?
Il peut être utile pour plusieurs situations, mais son accessibilité et sa sécurité dépendent de l’événement. Préparez une alternative et appliquez les consignes locales au moment de décider.